MMartin Live Journal

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21/07/2014

Journal -- Lundi 21 juillet 2014.

Pas envie de donner du sens aujourd'hui. Juste de la donnée. Donner de la donnée.

Levé vers 6h30. Petit-déjeuné avec du café et des tartines de pain grillées au beurre salé. Evité de regarder les informations. Déposé le petit chez la nounou. Evité d'écouter la radio dans la voiture. Arrivé au bureau tout vide. Lu un bon article sur les politiques européennes en faveur de l'emploi des jeunes. Travaillé. Téléphoné. Travaillé encore. Envoyé une carte postale à la petite. Travaillé à nouveau avec des bonnes et des mauvaises nouvelles et des moments difficiles pour tout le monde. Rentré pas trop tard parce que c'est l'été. Arrêté au supermarché. Regardé la nouvelle affichette déposée aujourd'hui sur l'ascenseur (ça fait 2 semaines). Bu une Super des Fagnes. Dîné de magnifiques spaghetti aux câpres comme je les aime. Regardé The International. Traîner un peu sur Twitter et découvrir, comme tout le monde, la très belle photo de Laurent Troude prise pendant la manifestation de Barbès le 19 juillet et que publie Libération. Retravailler encore un peu en écoutant Jean-Louis Murat.

C'est tout.

18/07/2014

Journal -- Vendredi 18 juillet 2014.

L'ascenseur de notre immeuble est en panne depuis 10 jours. Il a fallu une semaine pour voir apparaître un autocollant nous informant qu'un technicien allait intervenir le 16 juillet. Mais nous sommes le 18 et l'autocollant est toujours en place. L'ascenseur ne fonctionne toujours pas. Il ne se passe rien. Personne ne sait rien.

Le renouvellement de l'agrément de notre assistante maternelle n'a pas été enregistré par la CAF. Donc, on ne nous verse plus le "Complément libre choix". Donc l'URSAFF nous réclame un arriéré des cotisations qu'ils ne prennent plus en charge.

Dans le cadre d'un petit emprunt complémentaire à l'achat d'un ordinateur, le commercial me vend une assurance dont je n'ai pas besoin. Je fais jouer mon droit de rétractation une fois les papiers reçus. Mais malgré mon recommandé, malgré le courrier de l'assureur me confirmant que ma demande avait bien été enregistrée, voilà qu'on me prélève une mensualité, comme si mon contrat était actif.

Nouvel incident mécanique avec la direction de la voiture. Mon garagiste m'explique qu'une pièce "n'avait tout simplement pas été montée correctement" lors de la précédente intervention.

Problème avec la location que nous avons prise pour les vacances. Le tarif qu'on me réclame ne correspond pas complètement à celui qu'on m'a vendu. Le surcoût de l'ordre de 20 %. Nous avons toutes les pièces justificatives, le nom du vendeur, l'email de confirmation avec le tarif annoncé mais pour le service de la facturation, "un tel séjour à un tel prix, ce n'est pas possible."

Légère lassitude. Sentiment que plus rien ne fonctionne comme il faut. Que la complexité de nos organisations, de nos systèmes, fait qu'au moindre grain de sable, tout s'arrête et qu'on ne sait plus très bien comment redémarrer la machine ni qui doit le faire.

12/07/2014

Journal -- Samedi 12 juillet 2014.

Bourgogne. La maison est confortable mais nous dormons tous les quatre dans la même chambre. Je me couche le dernier. En entrant dans la pièce sombre, je ne perçois que les respirations lentes et profondes des dormeurs.

Ca n'arrive presque plus jamais maintenant, que nous soyons tous réunis dans une même pièce la nuit. Les enfants ont chacun leur chambre. Ne viennent plus se blottir contre nous quand le tonnerre déchire le ciel. Ou alors ce sont les orages qui cognent moins fort. Ou alors ce sont les enfants qui grandissent.

11/07/2014

Journal -- Vendredi 11 juillet 2014.

Comme un air de vacances. Une 2e fête de l'école qui marque la fin. Les équipes du centre de loisirs de la petite a passé la semaine à organiser une exposition d'art contemporain sur le thème des "arts de la rue". Une photo ici.

09/07/2014

Journal -- Jeudi 10 juillet 2014.

Elle apparaît soudainement à ma droite, lune bleue, de dessous le porche d'un immeuble. Grande tige courbée contre la tempête, abritée sous un pardessus beige bruni par la pluie, elle sinue entre les flaques et je vois les muscles de ses jambes se tendre à chaque fois que la pointe de son pied fait claquer celle de ses talons. Je ralentis jusqu'à m'arrêter complètement. Le tissu de sa robe lui colle aux cuisses. L'averse lui serre les hanches. Ses cheveux noirs frisent et se rebellent en mèches qu'elle écarte du bout des doigts pour s'excuser d'un sourire blanc. Elle me barre la route mais se sait fragile, exposée et irrésistible.

Sa traversée s'achève. Elle m'offre un dernier regard alors qu'elle atteint l'autre rive et monte dans une petite Mercedes. La pluie ruisselle sur sa voiture et la mienne.

Et je la laisse partir vers les humides bords des royaumes du vent.

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