MMartin Live Journal

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25/03/2015

Journal --Mercredi 25 mars 2015.

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Journée papier.

Le matin, pour consoler son frère qui regrette d'être parti à l'école sans son doudou-lapin, Marguerite lui fabrique une réplique à partir d'une des pages de mon carnet. Une forme dessinée. Un coup de ciseau et voilà mon loulou tout heureux avec son doudou-papier. [Des photos ici pour les amis|https://www.facebook.com/martin.menu/posts/10152610187116548].

Déjeuner au Terminus Nord. On commente les résultats des départementales avec la question qui fait débat entre nous : Marine Le Pen peut-elle vraiment ne pas être au second tour de l'élection présidentielle de 2017 ? On évoque le papier du Monde qui illustre le fait que [la sympathie pour Marine Le Pen croît avec le niveau de précarité|http://www.lemonde.fr/elections-departementales-2015/article/2015/03/25/la-sympathie-pour-marine-le-pen-croit-avec-le-niveau-de-precarite_4600927_4572524.html]. A voir/écouter aussi le [photoreportage poignant de Cyril Bitton dans l'Aisne|http://www.lemonde.fr/politique/visuel/2015/03/26/departementales-sur-la-nationale-2-dans-l-aisne-voyage-en-terre-fn_4601732_823448.html].

Le soir, ["Le roman de Bolano"|http://www.editionsdusonneur.com/livre/roman-bolano-eric-bonnargent-gilles-marchand/]. dans ma boîte aux lettres. Il va falloir commencer par terminer le précédent ouvrage offert : ["Parlez-vous pic speech"|http://www.editions-kawa.com/home/92-parlez-vous-pic-speech-la-nouvelle-langue-des-generations-y-et-z.html] de Thu Trinh-Bouvier. On va lever le pied sur la VOD et on va se remettre à lire.

24/03/2015

Journal -- Mardi 24 mars 2015.

"Ce n'est pas le chemin qui est difficile mais le difficile qui est le chemin."

Sören Kierkegaard (1813-1855).

23/03/2015

Journal -- Lundi 23 mars 2015.

Le bus 162 qui m'emmène de Cachan à Meudon (et dans l'autre sens le soir) au centre du monde. Ce sont peut-être les particules fines et la gratuité des transports en commun qui nous amènent dans notre bus des gens qu'on n'a pas l'habitude de voir. Déjà, ceux qui cherchent à composter leur billet/Navigo en sont pour leur frais parce que ça ne passe pas. Le chauffeur répète inlassablement, à chaque arrêt "C'est gratuit aujourd'hui", "C'est gratuit aujourd'hui", "C'est gratuit aujourd'hui."

On dirait que tous les passagers de tous les bus de la RATP n'ont pas cette chance. Dans le bus 85, les machines n'ont pas été neutralisées et Stéphanie @maisquelbt Atlan grogne sur Twitter. Du coup, je l'invite à découvrir la ligne 162, la mieux. Il y a peut-être une idée à creuser derrière ces invitations croisées d'usager. Si je travaillais à la communication du groupe RATP, j'irai voir ce qu'on peut faire avec ça.

Le matin, c'est un enfant, installé dans le fond, qui s'adresse à sa mère restée à l'avant en lui disant que non, aujourd'hui, il n'ira pas à l'école. Sa mère ne répond rien. Alors le ton monte. Non, décidément, il n'ira pas à l'école et tout le bus commence à se marrer parce que le petit loulou a l'air bien décidé à rester au fond de son siège surtout quand l'arrêt où il doit descendre approche. Et voilà la mère qui descend sans un mot, sans se retourner, sans se préoccuper de son fils resté dans le bus. Et le voilà, criant que non pas d'école aujourd'hui qui se lève et se carapate pour la rejoindre. Leçon d'éducation de cette maman qui n'est pas dans les cajoleries.

Le soir, un jeune téléphone à sa mère. Planté au milieu du bus, il lui raconte sa vie, ce qu'il a mangé à midi, ce qu'il va manger le soir, le nombre de cigarettes qu'il a fumé, qu'il n'a plus d'argent pour s'en acheter d'autres alors, comme il ne fume pas, il s'ennuie chez lui. C'est touchant et gonflant à la fois, ce gars qui parle à voix haute. Et puis le voilà qui évoque un rendez-vous chez son curateur. Et ça n'est plus que touchant.

22/03/2015

Journal -- Dimanche 22 mars 2015.

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Encore un rêve dont je me souviens distinctement au réveil. Plusieurs collègues et moi-mêmes nous trouvons dans un parc, ou près d'un lac, assis à l'un de ces tables en bois avec bancs intégrés qui permet aux promeneurs/voyageurs de s'arrêter déjeuner. Nous avons organisé un pique-nique mais le ciel devient menaçant et nous devons partir.

Le matin, on traîne, on refait du café, on profite du dimanche matin et direction le bureau de vote pour les élections départementales. Sieste avec encore un rêve : je suis en voiture et je suis à distance Marguerite qui court sur le bord de la route. Au détour d'un virage, nous abordons une plage où nous décidons de nous arrêter. Tout va bien, je peux me réveiller.

De l'eau, on en a finalement trouvé l'après-midi lors d'une sortie au parc Montsouris pas très réussie. Beaucoup de monde; Pollution suffocante. Ciel pas si clément et on a vite froid. Les enfants s'énervent et nous aussi. 

Meilleurs moments le soir pendant le dépouillement. J'emmène Marguerite pour qu'elle voit à quoi ça ressemble mais elle joue les blasées, elle qui est déléguée de sa classe : "Papa, je sais quand même à quoi ça ressemble une élection !" Je dramatise l'enjeu et la solennité de l'événement mais super ambiance dans le bureau de vote et notamment à notre table n°3. Deux mamans de la Cité Bleue dont c'est le premier dépouillement s'amusent follement des bulletins nuls ou blancs ; et nous rions avec elles.

21/03/2015

Journal -- Samedi 21 mars 2015.

Debout trop tôt après une nuit torride avec une ravissante inconnue. Nous étions près de la place des Vosges, chez Chaumet, où avaient été installés des lits à baldaquin, un peu surélevés. Nous pouvions ainsi observer, entre deux étreintes, les clientes essayer des parures somptueuses et hors de prix. Voilà longtemps que je ne me souviens pas aussi distinctement d'un rêve. Amis psychothérapeutes, régalez-vous !

Café et puis les comptes avec le premier album de Pauline Croze en bande son. Curieuse tentative de singer dans la réalité du jour celle de la nuit en associant à nouveau l'argent à une femme (plutôt dénudée sur la pochette de l'album). Amis psychothérapeutes, régalez-vous !

Les 4 caisses de Playmobil répandues dans la chambre du fiston et joie de mélanger tous les thèmes avec des policiers chevaliers qui poursuivent des voleurs dresseurs d'otarie jusque dans les casernes de pompiers.

Après-midi à la fédération nationale des centres sociaux pour le comité de pilotage du Parlement libre des jeunes d'Ile-de-France. Vrai et grand plaisir de se faire bousculer par des professionnels de l'action sociale, des militants de l'éducation populaire qui cherchent un chemin de crête pour permettre l'expression des jeunes tout en se gardant d'instrumentaliser leur parole. Le rythme, les modes d'expression, la place de l'adulte. Tout est à revoir. Tout est à repenser. Passionnante et difficile expérience.

Ciel gris. Vent froid. Ciel bas. Le printemps n'est pas encore là.

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